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8月3日 Zidane et les meilleurs joueurs de la Coupe du MondeA cause de sa réaction si violente, si spectaculaire et si évidente, la dernière image de Zidane que chacun conservera sera son coup de tête contre un adversaire et son expulsion en finale. Son geste a eu de telles répercussions que les gens ne pouvaient pas ne pas en parler. C’était inévitable, mais triste. Zidane était un grand joueur et a disputé une excellente Coupe du Monde.
Ceci dit, je ne lui aurais pas attribué le titre de meilleur joueur du tournoi. Mes préférés étaient Juan Roman Riquelme et Patrick Vieira.
Vieira était le vrai moteur de l’Equipe de France, celui qui a su entraîner l’équipe en finale. Les Français ne s’attendaient pas à aller en finale et je pense qu’ils le doivent en grande partie à Vieira plus qu’à n’importe quel autre joueur.
Bien que l’Argentine ait été prématurément éliminée, j’aime regarder Riquelme et je crois vraiment que tout ce que l’Argentine a fait venait de lui. Presque toutes les occasions qu’ils se sont créées partaient de son pied. Il a animé toutes leurs attaques, en faisant littéralement rouler le ballon. C’est le créateur du jeu argentin. J’adore regarder les joueurs qui jouent vraiment au ballon, qui savent créer les occasions – et Riquelme sait le faire mieux que n’importe qui d’autre. Dommage qu’il n’ait pu s’illustrer dans les phases finales du tournoi. Les meilleures équipes du MondialUne équipe ne gagne pas la Coupe du Monde par hasard et je pense que l’Italie l’a bien méritée. Ils se sont montrés capables, dans les moments décisifs, de supporter la pression et d’obtenir le résultat qu’il fallait. Comme on dit en Espagne, ils savent souffrir. Ils l’ont montré en savant garder le score de 0-0 pendant longtemps contre l’Allemagne avant de la battre aux prolongations, et aussi pendant la finale contre la France, quand ils ont su subir sans fléchir pendant une longue partie du match. Et, quand cela comptait, ils ont su marquer le but nécessaire ou bloquer le résultat. Leur titre mondial est tout à fait mérité parce qu’ils savent se battre au plus haut niveau de manière vraiment impressionnante.
Mais, malgré tout, mon équipe préférée était l’Allemagne. Depuis leur premier match, on voyait qu’ils savaient exactement comment il voulaient approcher ce tournoi, ils ont joué avec beaucoup d’assurance et beaucoup de rythme et ont su fédérer tout le pays derrière eux. On a pu vraiment constater combien compte le soutien de tout un pays en voyant la grande effervescence que Jurgen Klinsmann et ses joueurs ont su créer dans toute l’Allemagne. C’était une équipe forte, jeune et puissante que j’ai eu beaucoup de plaisir à voir jouer et, je l’avoue, j’aurais bien aimé les voir gagner la Coupe du Monde. 8月2日 La Coupe du Monde de l’Equipe d’EspagneAprès avoir si bien joué dans les premiers matches, nous pensions vraiment aller plus loin dans cette compétition. Malheureusement, cela ne s’est pas passé comme ça et nous avons quitté l’Allemagne avec beaucoup de tristesse. Cela aurait pu se passer différemment, cette fois-ci, mais l’histoire s’est répétée encore une fois. Difficile de dire ce qui n’a pas marché. Je ne dirais pas qu’il nous manquait quelque chose en particulier, mais plutôt qu’au moment décisif nous n’avons pas su donner le meilleur de nous-mêmes. Vous pouvez jouer aussi bien que vous voulez dans les premiers tours, mais quand il s’agit de gagner ou d’être éliminés, il faut gagner. Il n’y a pas de deuxième chance, pas de retour possible. On ne peut pas dire que notre équipe était mauvaise – en fait nous avons très bien joué – mais nous aurions dû gagner contre la France et nous ne l’avons pas fait. La même chose est arrivée lors du dernier Euro: nous avons bien joué, mais, au moment décisif, nous n’avons pas été à la hauteur. Nous n’avons pas su aller jusqu’au bout, et c’est la seule chose qui compte.
Quand vous êtes éliminés de la Coupe du Monde, vous rentrez à l’hôtel, vous ramassez vos affaires et partez le plus vite possible. Nous étions de retour en Espagne l’après-midi suivant. C’est la meilleure chose à faire. Les joueurs ont passé deux mois ensemble et la défaite est trop dure à avaler. On reste dans son coin, avec un goût amer dans la bouche et on a juste envie de rentrer à la maison. Puis, il y a ceux qui partent en vacances et oublient tout et ceux qui continuent à ruminer la défaite pendant des mois, mais, quel que soit votre type de joueur, ce n’est pas la peine de continuer à penser à ce qui s’est passé en Allemagne. Il faut tirer un trait et en sortir une fois pour toutes. Xabi Alonso, 2 Août 2006Me voilà de retour à Melwood (le terrain d’entraînement de Liverpool) après la Coupe du Monde et les vacances. La journée d’aujourd’hui était plutôt consacrée à la visite médicale et aux tests physiques de routine d’avant-saison qu’au véritable entraînement (les joueurs anglais ne sont pas encore de retour), mais tout le monde était content et impatient d’attaquer la nouvelle saison.
Bien entendu, tout le monde pensait encore à la Coupe du Monde. C’est tout naturel que, lorsque les joueurs se retrouvent après un certain temps, finissent par en parler, même ceux qui n’y ont pas participé et qui ont regardé cela à la télé comme n’importe quel supporter. Tout le monde veut ramasser les miettes de cette édition allemande de la Coupe du Monde.
Mais, cela ne va pas durer longtemps, car nous sommes déjà concentrés sur la prochaine saison avec Liverpool. Depuis que Rafa Benítez est arrivé au club nous n’avons cessé de progresser. La première année nous avons gagné la Champions League, et c’était un début fantastique. La deuxième année nous avons remporté la Coupe d’Angleterre et nous avons comblé l’écart pas rapport à Chelsea en championnat. Cette année, qui sera la troisième année de Rafa à Liverpool, nous savons que nous devons continuer sur cette voie. Nous avons de nouveaux joueurs très intéressants et nous sommes sûrs que nous allons pouvoir continuer à progresser. C’est la meilleure façon de continuer à lutter pour tous ces trophées qui ont façonné le club.
7月6日 Campagne Nine MillionsJ’aimerais saisir l’opportunité pour demander à tout le monde, par l’intermédiaire de MSN, de soutenir la Campagne Nine Million. Cette campagne, étroitement liée au football, a pour but d’aider les enfants réfugiés du monde entier. L’idée de base est de donner neuf millions de ballons de foot à des enfants, un tiers de l’argent collecté étant destiné à cette initiative. Le projet veut offrir à ces enfants, dont une grande partie vit dans la plus grande pauvreté dans des zones où la guerre sévit, non seulement une éducation, mais aussi la possibilité de s’amuser. Le football leur permet de s’amuser, mais aussi de se faire des amis tout en les éduquant et en promouvant des valeurs telles que la cohabitation pacifique. Cela aide les enfants à grandir en ayant confiance en eux-mêmes. Aidez-nous comme vous le pouvez. Le football est vraiment une façon fantastique de contribuer à rendre plus agréables des millions de vies. Mes chansons préféréesC’est difficile de mentionner ses cinq chansons préférées, parce qu’il y en a tellement que l’on pourrait nommer… mais enfin, allons y:
Nirvana, "Smells Like Teen Spirit."
Andres Calamaro, "Estadio Azteca."
Andres Calamaro, "Flaca."
Robbie Williams, "Angels".
Et puisque je vis et je joue à Liverpool, je ne peux pas oublier "Ring of Fire"de Johnny Cash! 7月5日 Xabi Alonso, 5 Juillet 2006J’ai eu un peu de temps pour ruminer maintenant, mais, même si je me suis presque fait à l’idée que la Coupe du Monde est terminée pour nous, ça ne rend pas les choses plus faciles pour autant après la défaite contre le France.
Nous avons payé cher leur égalisation juste avant la mi-temps. Psychologiquement, nous ne nous sommes jamais remis de ce coup. Si nous avions réussi à aborder la deuxième mi-temps avec un but d’avance, je suis sûr que les choses se seraient passées différemment. A la mi-temps, le coach, Luis Aragonés, nous a dit de garder la tête froide parce que nous avions encore toutes nos chances. Mais, ça n’a jamais été le cas et nous n’avons jamais réussi à poser vraiment notre jeu; nous n’avons pas eu d’occasion claire pendant le reste du match et puis il nous ont surpris sur un coup franc.
C’était très dur de sortir de la compétition, alors que nous l’avions commencée si bien et que nous avions créé tant d’espoirs. Nous pensions vraiment que nous irions plus loin; après le match, notre vestiaire était un lieu de désolation. Ce qui m’a vraiment frappé ça a été le silence. Nous étions tellement déçus de rentrer chez nous plus tôt que prévu. 6月27日 Xabi Alonso, 27 Juin 2006Après les éliminatoires, la Coupe du Monde commence réellement – et pour nous ça n’aurait pas pu démarrer ave un match plus difficile. A partir de maintenant, c’est tout ou rien. C’est tout simple : nous restons en course ou nous rentrons à la maison. Evidemment ça joue sur le mental. Il y a toujours de la tension, de l’énervement, mais maintenant tout prend de l’ampleur à cause de l’enjeu de chaque match. Nous devons rester parfaitement concentrés, car le moindre laisser-aller pourrait nous être fatal; chaque match est comme une finale, il faut foncer. Nous devons aborder chaque match avec confiance mais également nous assurer de ne commettre aucune erreur.
Cette prise de conscience des répercussions peut changer le cours du jeu selon la façon dont se déroulent les choses – selon la façon dont nous percevons le match. Si nous menons nous allons peut-être chercher à nous protéger un peu plus alors que si nous sommes menés nous n’aurons pas le choix : il faudra absolument aller marquer un but. Nous allons faire des lectures différentes du match selon la façon dont le jeu se déroule. Nous sommes assez intelligents pour savoir quand il faut pousser et quand il faut attendre. Nous savons aussi à quel point il est important de bien équilibrer notre centre et de combiner la créativité et la défense. Dans tous les cas, il n’y a pas de doute pour nous : la meilleure façon de jouer contre la France c’est de garder le ballon et d’essayer de dominer le jeu. C’est notre style- et jusqu ‘à présent ça a été payant. Xabi Alonso, 27 Juin 2006Le match contre la France est un jeu beaucoup plus difficile que ce à quoi nous nous attendions pour les premières éliminatoires, et nous savons que ce sera très très difficile. C’est une équipe très forte, très expérimentée et qui comporte des joueurs exceptionnels, dont certains ont déjà gagné la Coupe du Monde en 1998 et les Championnats d’Europe deux ans plus tard. Dans ce tournoi pour l’instant, ils n’ont pas joué aussi bien qu’ils l’auraient voulu, mais quand on a des joueurs aussi bons on peut battre n’importe quelle équipe dans un match et nous savons très bien qu’on ne doit pas les sous-estimer. Nous n’allons surtout pas être trop surs de nous en abordant ce match.
F*Les Français sont très puissants physiquement, surtout au centre avec Claude Makelele et Patrick Viera. A l’avant ils vont très vite avec Thierry Henry et bien sur il y a Zinedine Zidane qui crée toujours des occasions. Makelele et Viera vont nous rendre la tâche de conserver les ballons beaucoup plus difficile que ça ne l’a été lors des trois premiers matches ; et pourtant il faut que nous nous efforcions de le faire. Nous n’avons pas l’intention de laisser nos opposants monopoliser le ballon ; notre équipe veut le ballon aussi souvent que possible.
Comme nous risquons d’avoir des prolongations et même des penalties, il est très important que notre forme physique soit excellente – en réalité nous sommes surpris d’être en aussi bonne condition physique après une saison aussi longue avec une telle chaleur – et à mon avis, ce qui nous aide c’est que nous avons déjà joué contre un bon nombre de leurs joueurs dans les ligues espagnole et anglaise. Et même parfois, nous avons joué avec eux : Cesc a joué avec Henry, Raúl avec Zidane etc. . Nous savons de quoi ils sont capables et ils en savent autant sur nous. Ça va être un match puissant et nous sommes impatients d’y être et avons beaucoup d’espoirs. Nous nous amusons bien en Allemagne et avons l’intention d’y rester aussi longtemps que possible. 6月23日 Xabi Alonso, 23 Juin 2006Je suis un grand passionné de cinéma et j’aime toutes sortes de films, mais mes favoris sont :
La grande vadrouille.
La vie est belle
Casablanca
Shawshank Redemption 6月22日 Xabi Alonso, 22 Juin 2006La remontée que nous avons effectuée contre la Tunisie a été très importante pour nous. Pas seulement parce que cela nous a permis de gagner, mais aussi parce que nous avons pu montrer que nous avons du caractère et parce que cela nous a donné confiance pour le reste de la compétition. Cela peut être bon pour nous dans le futur et le fait de savoir renverser une situation est une qualité très appréciable. Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes pendant tout le match; cela n’a pas été facile et, pendant un certain temps, nous n’avons pas réussi à trouver la brèche, mais, à la fin, notre ténacité a payé et nous avons transpercé leur défense. Nous savions qu’il serait difficile de revenir au score, parce qu’ils allaient fermer tous les espaces. Je crois que nous avons assez bien joué, mais nous n’avons pas réussi à trouver la touche finale, jusqu’à ce que Raul marque le but de l’égalisation. La souffrance a rendu la victoire encore plus belle.
Maintenant nous pouvons affronter le prochain tour avec calme et sérénité, tout comme le prochain match contre l’Arabie Saoudite. Je pense qu’il y aura quelques changements dans la composition initiale de l’équipe, mais nous devons affronter ce match sérieusement en attendant de voir ce qui se passe dans le groupe G. Quelle que soit l’équipe que nous devons affronter, entre la Suisse, la France et la Corée du Sud, je ne crois pas que nous devions nous inquiéter. 6月19日 Xabi Alonso, 19 Juin 2006Maintenant nous devons affronter le Tunisie et nous savons que la victoire contre l’Ukraine ne signifie rien. Nous devons aborder ce match comme n’importe quel autre match: je crois que la composition initiale de l’équipe sera inchangée - avec Casillas dans les cages, Ramos, Puyol, Pablo et Pernía en défense, moi-même, Xavi et Senna en milieu de terrain et Torres, Luis García et David Villa à l’attaque – et nous devons avoir le même état d’esprit. Tout le monde s’est enthousiasmé après la victoire 4-0 du premier match et en Espagne c’est la grande euphorie, mais au sein de l’équipe nous sommes calmes et détendus. Nous sommes très heureux du résultat, mais nous voulons garder la tête froide tout en pensant que nous avons peut-être réussi à effacer cette espèce de fatalisme qui entoure parfois l’équipe nationale. Nous ne pensons même pas aux équipes que nous pourrions rencontrer dans les phases finales; à l’heure actuelle nous n’avons pas de préférences et nous ne voulons rien donner pour escompté, surtout pas nos adversaires. La Tunisie est une bonne équipe qui sait bien faire tourner le ballon. Ils sont compacts et bien organisés, avec beaucoup de rapidité à l’attaque. Le match contre l’Ukraine a été très facile parce nous avons marqué d’entrée de jeu. Mais, je ne crois pas que ce sera aussi simple contre la Tunisie. 6月15日 Xabi Alonso, 15 Juin 2006Quel début épatant. Gagner 4-0 contre l’Ukraine, que tout le monde considérait comme l’adversaire le plus dur dans notre groupe, est un véritable exploit. D’après ce qu’on m’a dit c’est le meilleur résultat jamais obtenu par l’Espagne dans un premier match de Coupe du Monde. C’était fantastique de commencer si bien et de marquer moi-même le premier but. Nous savions que le premier but serait essentiel et le fait de gagner 2-0 après un quart d’heure nous a permis de dominer le match; nous avons tout de suite vu que l’Ukraine allait devoir lutter et les choses sont allées de façon beaucoup plus simple que je ne l’avais prévu.
Au début, je n’étais pas sûr si c’était moi qui avais marqué le but ou si quelqu’un d’autre avait touché le ballon après moi. Maintenant, je suis très heureux que ce soit moi, mais tout de suite après je m’en fichais un peu: j’étais juste content que nous ayons pu nous mettre tout de suite sur la bonne voie. Le but nous a mis en confiance et nous a montré que le dur travail d’entraînement aux coups de pied arrêtés et aux corners avait payé. A partir de ce moment là, nous avons pu jouer plus tranquillement notre jeu. Les conditions de jeu n’étaient pas idéales, mais je crois que nous avons pris les choses par le bon bout. Il faisait très très chaud et la pelouse – comme c’était le cas dans bien d’autres matches – était très sèche, ce qui n’aide pas la circulation du ballon. Personnellement, je supporte mal la chaleur, mais quand on gagne au moins on est content de souffrir. Il n’y aura pas de grande fête ni de repas spécial : nous devons prendre un match après l’autre et ne pas nous laisser transporter par l’enthousiasme. Prochain tour: la Tunisie. Il ne reste plus qu’à continuer le boulot. Xabi Alonso, 15 Juin 2006Quant on est footballeur, on a l’habitude de tuer le temps. En fait on devient champion de ce sport dans les hôtels, en voyage ou en attendant de jouer. En équipe nationale c’est la même chose, surtout que nous devons attendre longtemps avant de jouer le premier match, mais nous avons su en tirer parti. J’ai bavardé avec des camarades que je ne vois pas souvent parce que je suis en Angleterre. Nous avons joué aux cartes, regardé des films, lu, surfé sur le net ou joué à Trivial Pursuits. Enfin, on fait ce qu’on peut.
Naturellement, l’avantage de la Coupe du Monde par rapport au championnat c’est qu’on a des tonnes de matches à regarder et j’ai essayé d’en voir le plus possible. Jusqu’ici, je crois que cela a été assez équilibré mais avec beaucoup de buts, ce qui est agréable. Comme toujours, il y a eu quelques surprises – entre autres le match nul entre Trinidad et Tobago et la Suède, la victoire de l’Equateur sur la Pologne et la victoire difficile de l’Angleterre contre le Paraguay – mais jusqu’ici les grandes équipes ont tiré leur épingle du jeu et je pense que ce sera une belle Coupe du Monde pour les supporters. 6月14日 Xabi Alonso, 14 Juin 2006Le match contre l’Ukraine est à trois heures de l’après-midi. Cela peut ne pas sembler important, mais cela a eu un grand impact sur notre préparation et sur les joueurs. C’est un vrai problème pour les joueurs. Pour ceux d’entre nous qui jouent en Angleterre – comme moi, Luis García, José Antonio Reyes et Cesc Fabregas - ce n’est pas tellement un problème parce que nous avons l’habitude de jouer à 15 heures, mais pour le reste de l’équipe qui joue dans la La Liga c’est un changement significatif. Même si officiellement certains matches commencent à 17 heures le dimanche après midi en Liga, les grands clubs, en réalité, ne jouent presque jamais à cette heure là. A cause des engagements européens et des droits de retransmission, les gros clubs jouent toujours à 19, 20, 21 et même 22 heures et le fait de jouer à 15 heures avec la chaleur va être dur. Moi personnellement j’ai beaucoup de mal à jouer avec la chaleur; je préfère jouer quand il fait frais. Pour les autres, c’est plutôt une question d’horaire. A 15 heures, la plupart des gens, en Espagne, sont encore à table, ou font la sieste! Notre horloge interne n’a pas l’habitude de jouer à cette heure là et on doit s’adapter – ce qui va être le cas contre l’Ukraine. Nous avons modifié nos horaires des repas et nous prenons notre repas principal avant midi, nous avons changé notre horaire de repos et nous nous entraînons à 15 heures. La préparation a été très bonne. Espérons que ça donne des résultats. Xabi Alonso, 14 Juin 2006L’attente de notre premier match a duré une éternité, mais c’est presque fini. Nous allons jouer le dernier match de la première série – notre premier coïncide avec le deuxième de l’Allemagne – et nous sommes vraiment impatients. Je ne dirais pas que ça nous rend plus nerveux, mais, après avoir vu jouer toutes les autres équipes, nous avons vraiment envie de commencer contre l’Ukraine.
Nous avons travaillé dur et connaissons tout de l’Ukraine maintenant. C’est une équipe très forte , puissante physiquement, rapide dans le contre-pied. Ils vont rester haut et guetter les chances de contre. Les gens disent qu’il y a Andriy Schevchenko et puis les autres, mais je ne crois pas que ce soit juste. Ils sont plus que cela. Mais, certes c’est leur grande star et le point de repère de l’attaque. Nous savons tous combien il peut être dangereux et nous allons devoir faire très attention.
Je pense que nous allons dominer du point de vue de la possession du ballon, nous allons porter tout le poids du match; alors, nous allons devoir prendre l’avantage tout de suite, mais en restant compactes. Il ne faut pas que nous nous lancions comme des fous à l’attaque en cherchant le but à tout prix : nous ne devons pas prendre de buts, c’est très important. Nous allons là bas pour gagner mais nous devons absolument éviter la défaite, donc il faudra être prudents, en sachant que nous avons 90 minutes pour marquer; il ne faudra pas paniquer si, même en dominant, le score reste 0-0 . Il faut que nous fassions un bon début dans le Groupe H. 6月7日 Xabi Alonso, 7 Juin 2006Le foot est ma profession, mais un footballeur est aussi un homme, avec ses intérêts et ses passe-temps. J’essaie de m’intéresser à autre chose que le foot et il y a beaucoup de choses qui m’intéressent et que j’aimerais mieux connaître. J’essaie d’approcher le monde avec un esprit ouvert, c’est ma façon d’être. Quand je suis venu en Angleterre j’étudiais l’Economie et le Commerce, mais c’est difficile de poursuivre ses études tout en jouant et j’ai laissé un peu tomber depuis que je suis à Liverpool. Mais, je m’intéresse aussi à d’autres sports: je joue au padel, une sorte de mini-tennis très populaire en Espagne et puis, en tant que footballeur, je crois qu’il faut absolument que je joue au golf. Je ne suis pas très bon, je dois le reconnaître: je crois que la balle me maîtrise plus que je ne la maîtrise. Je joue quelques fois avec mes camarades, mais c’est dur; je crois que je vais avoir besoin encore de quelques cours. Et même de beaucoup. Je n’ai même pas encore un handicap. J’aime aussi passer du temps à visiter Liverpool, à me promener tout simplement dans la ville: j’aime bien les rives de la Mersey, même s’il y a beaucoup de vent. Le pire, à Liverpool, c’est que la nuit tombe vers 15h30, mais, comme nous n’avons pas beaucoup de temps à notre disposition dans tous les cas, j’en profite pour me détendre, ranger mon appartement ou faire une promenade et boire un café avec les copains. Je bois du thé quelques fois, mais je dois avouer que je suis plutôt un buveur de café; l’Angleterre ne m’a pas encore complètement conquis de ce point de vue là. 6月5日 Mon bilan de fin d’annéeIl n’est pas facile de mener de front trois batailles, plus la Carling Cup, la Super Coupe d’Europe et la Coupe du Monde, et la saison a été longue, mais je crois que nous avons fait des progrès à Liverpool.
La ligue: Nous avons très bien réussi en championnat. Nous n’étions qu’un point derrière Manchester United et neuf derrière Chelsea, ce qui représente une amélioration significative par rapport à l’année dernière, où nous avions fini loin derrière. Nous sommes plus solides, plus difficiles à battre et le futur est rose. Nous avons terminé la saison avec plus de points que nous n’en ayons jamais eu depuis que l’équipe a gagné le titre pour la dernière fois, avec une série de onze matches sans défaite, et cela veut dire que nous allons dans la bonne direction. Malheureusement, cela montre aussi la force de Chelsea. Les gens disent qu’ils ont dû lutter pour s’en sortir, mais leur record est tout de même fantastique et ils possèdent de grandes ressources. Cependant, je suis sûr que l’année prochaine nous allons les talonner de près.
La Champions League: Après la victoire de l’année dernière, nous pensions que nous pourrions aller loin cette année aussi et la Champions League a été notre grande déception. Nous pensions pouvoir aller plus loin que nous ne l’avons fait, mais nous avons perdu à Lisbonne. C’était vraiment terrible pour nous.
La Coupe d’Angleterre: Nous sommes heureux d’avoir gagné un autre trophée et d’avoir rempli l’objectif du club, à savoir gagner un trophée chaque année. Les supporters ont été très contents et je crois que nous avons tous compris que cette Coupe a quelque chose de spécial. Tout a commencé avec une superbe victoire à Luton et cela s’est terminé avec une merveilleuse finale à Cardiff, qui a été vraiment une occasion spéciale. Contrairement à l’Espagne, où la Copa del Rey est beaucoup moins importante, la finale de la Coupe d’Angleterre est l’événement de la fin de saison en Angleterre. Cette compétition a une telle tradition et c’est une grande expérience pour les joueurs. Cela a été une finale spéciale. Je ne l’oublierai jamais.
Tout compte fait, la saison a été bonne. En croisant les doigts, j’espère que l’Espagne mettra la cerise sur le gâteau avec un succès en Coupe du Monde. 5月26日 Xabi Alonso, 26 Mai 2006C’était vraiment dommage que j’aie eu à sortir pendant la finale de la Coupe d’Angleterre, mais je ne me fais pas de souci pour ma participation à la Coupe du Monde. Je m’était blessé avant la finale, et je ne m’étais presque pas entraîné cette semaine là; ma cheville n’était pas encore rétablie à 100% et le terrain de Cardiff n’était pas en très bon état. Tous ce facteurs réunis ont fait que j’ai été obligé de sortir pendant la deuxième mi-temps, mais je suis content qu’à la fin nous ayons eu le résultat que nous espérions.
C’était une longue saison et nous avons joué beaucoup plus de matches que nous n’aurions dû en jouer, parce que nous avons été obligés de passer par les qualifications de la Champions League et nous avons dû aller au Japon pour la Coupe Intercontinentale; mais, je me suis reposé une semaine et je me sens bien maintenant que j’ai rejoint l’équipe d’Espagne à Las Rozas, pas loin de Madrid.
Cela a été important de pouvoir me reposer entre la fin de la saison en Angleterre et le début de la mise au vert avec l’équipe nationale – autant du point de vue psychologique que physique. Il faut pouvoir se débarrasser de la pression et se changer un peu les idées. Ce n’est pas la même chose d’être avec l’équipe nationale ou avec son club; il faut passer deux mois et demi avec ses camarades, partager chaque minute, c’est un autre type de challenge et c’est très important, avant d’affronter ça, de souffler un moment et se vider la tête. J’ai passé quelques temps à San Sebastian avec les copains, puis à Córdoba pour le mariage de Pepe Reina: c’était sympathique. Remarquez, je n’ai pas complètement arrêté le sport : j’ai couru un peu et joué au tennis, alors pas de risque que je ne sois pas en forme pour la Coupe du Monde! Xabi Alonso, 26 Mai 2006C’est incroyable d’avoir gagné la Coupe d’Angleterre comme nous l’avons fait ; nous avons remonté d’abord un 2-0 puis un 3-2 à la toute dernière minute et nous avons gagné la coupe aux penalties : c’était exceptionnel, surtout après avoir gagné la Ligue des Champions l’année dernière presque de la même façon. Je vous promets que nous ne le faisons pas exprès!
C’était une finale dure, pleine de rebondissements et, au fur et à mesure que le temps passait, nous pensions que c’était fichu. West Ham jouait très bien et défendait encore mieux, tandis que nous n’arrivions pas à nous créer beaucoup d’occasions. Puis, Steven Gerrard a sorti ce coup magistral. Il était complètement démoli, il avait des crampes, la balle était en train de rebondir et il se trouvait à plus de 32 mètres des buts. Je ne m’attendais sûrement pas à le voir - ne serait-ce que - tenter de tirer de là où il était, mais il a tellement bien frappé le ballon que c’était un véritable coup de canon. C’était notre dernière chance et un but sensationnel, vraiment incroyable. Je suis presque tombé du banc et je suis devenu comme fou – je ne pouvais pas y croire.
Quand nous sommes allés aux penalties, j’ai commencé à penser que nous avions toutes les chances de gagner la Coupe. Nous avions tous confiance dans Pepe. Il avait d’excellentes performances dans ce domaine depuis l’Espagne et, presque après chaque entraînement, nous faisons une séance de tirs au but : généralement il en sauve plus qu’il n’en prend. Nous avions également atteint un stade où les tirs au but étaient la meilleure solution: un grand nombre d’entre nous n’en pouvaient plus physiquement, il y avait des hommes à terre un peu partout et nous savions que nous devions tenir jusqu’aux tirs au but. Cela rendait le match encore plus épique en quelque sorte. C’était une finale incroyable et je crois qu’elle restera longtemps dans la tête des gens. |
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